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Josée Lemieux, psychologie sportive |
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Lorsqu’il est question de force mentale, le hockey élite est l’un des sports les plus exigeants au monde. Les joueurs se plient à un entraînement physique et technique rigoureux.
Pourtant, alors que l’aspect physique et technique est hautement mis en valeur, l’aptitude mentales du hockey est une notion négligée —voire inexistante — au sein de l’entraînement.
En libérant l'entraîneur des contraintes reliées au perfectionnement des aptitudes mentales, Formation Intelli-Sport permet à l'entraîneur de concentrer son temps, ses efforts et son expertise sur les aspects physiques et techniques du jeu.
Les modules de travail permettent d’évaluer et de développer les aptitudes mentales des athlètes, telles que :
Confiance en soi
Structuration des objectifs
Esprit d’équipe
Attitude gagnante
Motivation
Corps vs esprit
Contrôle des émotions
Rôle spécifique de l’athlète
Gestion des blessures et douleur
Leadership
Gestion de conflits
Visualisation
Éthique parentale
DVD personnel de motivation
L’intégration de ces modules augmentent la performance et favorisent l'accomplissement athlétique et personnel.
L’ÉTHIQUE PARENTALE AU HOCKEY: DU VÉCU INTENSE
Chez Intelli-Sport, les visages en disent long sur l’atmosphère qui règne dans les estrades, dans les vestiaires et dans les portiques d’aréna lorsqu’une partie vient de se terminer ou que des coupures ont été effectuées. Je suis contactée fréquemment pour épauler, consoler et donner des outils à un joueur ou une équipe qui vit une mauvaise passe (coupure, problème personnel, divisions internes, etc.).
Par contre, la problématique la plus complexe à mon avis, ce sont les parents. Je ne dis pas TOUS les parents. Mais une certaine quantité de parents ne permettent pas à leur enfant, fille ou garçon, de recommencer à être productif, concentré et positif après un coup difficile ou une injustice. Ce type de parent représente la hantise des entraîneurs.
J’ai aussi, à chaque année, ma part de violence avec des parents agressifs, voire hystériques, suite à des décisions d’arbitres, des conflits avec l’entraîneur ou des coupures. Comme mon travail est de protéger le joueur et l’aider à surmonter mentalement ce qu’il ne contrôle pas (par exemple la honte d’avoir à embarquer dans la même voiture que ses parents explosifs), voici quelques trucs dédiés aux parents qui tendent vers cette direction.
Sympatisez avec votre enfant
Ne vous cachez pas dans une zone de confort. Avouez-le avec votre enfant et comprenez bien ce qui se passe, sans tenter d’alléger ou aggraver la situation: perdre, se faire couper ou subir une injustice au hockey est dramatique, douloureux, pénible et déchire les tripes. Point à la ligne.
Faites comme moi: écoutez, écoutez, écoutez
Trop de parents me disent : Occupe-toi de lui, je n’ai pas le temps de l’écouter. Ou encore : Essaie de lui faire comprendre que ce n’est pas la fin du monde ou que c’est à cause du… d’arbitre ou d’entraîneur que son équipe a perdu. Ne tentez pas de l’encourager et lui dire que ce n’est pas grave: ca l’est pour lui!
La première phase est de le laisser ventiler. Vous devriez voir les scènes auxquelles j’assiste: les joueurs beuglent, pleurent, se tortillent et frappent dans le vide. Mais au moins, ils sont en privé et savent que je ne les jugerai pas. Écoutez tout simplement. En exprimant les émotions, les joueurs ne font qu’une chose: démontrer tout ce que le hockey représente pour eux.
Manifestez vos sentiments pour lui et non pour vous
Si vous vous enragez, individuellement ou collectivement contre un entraîneur, un arbitre, une organisation ou un système, vous démontrez une seule chose:
la situation est plus importante à régler que les sentiments de votre jeune. Lui, il sait qu’il ne reviendra pas s’il est coupé, il sait que la partie fut injuste. Même s’il remuerait ciel et terre, la réalité sera la même. Faites donc comme lui.
Si vous agissez en répliquant haut et fort, votre rage et votre frustration dépasseront votre amour et vos intentions. CESSEZ DE PESTIFÉRÉER, CRIER ET VOUS BATTRE DEVANT OU SANS VOS JEUNES, MÊME S’ILS NE FONT QUE VOUS ENTENDRE OU VOUS VOIR AU LOIN DANS LES ESTRADES. VOUS LES EFFRAYEZ A MORT. VOUS CHANGEZ QUI ILS SONT.
La notion d’injustice
Un dernier mot: l’injustice, quel qu’elle soit, c’est toujours mieux de la vivre que de la faire subir. Pas de panique, je m’explique: si un entraîneur, une organisation, une situation ou une décision vous rend fou de rage, vous avez droit à votre opinion et je comprends que les mots sont loin d’être affectueux dans ces moments. L’injustice est subie.
Ceux qui vous font subir ce que vous ressentez, vous les connaissez et vous savez ce qu’ils sont. Mais cette injustice ne définit pas votre jeune, ni ce qu’il est, ce qu’il fait et ce qu’il peut faire. Celui qui fait l’injustice a déjà une .étiquette: profiteur, chum de l’autre, pourri, vendu, arrangé avec X, etc. Donc, subissez l’injustice, mais enseignez plutôt à votre jeune qu’au moins, ce n’est pas cette injustice qui va définir ce qu’il est capable de faire durant la saison. Il vous remerciera de lui avoir dit ces mots en temps et lieu, quand la victoire suivra.
Merci et bonne chance dans votre rôle de supporteur!
Josée Lemieux est consultante en intelligence sportive et gère sa propre compagnie, Formation Intelli-Sport. Collaboratrice LNH pour RDS.ca et Sports-Central, elle offre des modules psychologiques multimédia, bilingues, innovateurs et abordables pour les joueurs de hockey élite et récréatif, partout au Québec et au Canada: motivation, confiance en soi, joueurs conflictuels, leadership, team building, visualisation, éthique parentale, focus, attitude gagnante, gestion des blessures, etc.
Visitez le site web www.formationintellisport.com pour une consultation initiale (sans frais) ou contactez Josée directement au 819-818-0182.

QUAND LE PROBLÈME PERSONNEL AFFECTE LA PERFORMANCE
En psychologie sportive, je suis toujours disponible 24 heures sur 24, et ce, pour tous mes joueurs clients. La confidentialité est donc une priorité majeure pour Intelli-Sport. Très souvent, les joueurs ne veulent pas se confier aux entraîneurs. Ils passent donc par moi pour discuter de leurs problèmes. Nous trouvons aussi des solutions pour bien performer malgré ce qui les affecte (problèmes familiaux, scolaires, peines d’amour, blessures, suspensions, etc.).
J’ai assisté à un match élite d’une équipe cliente en février 2008. A la fin du match, on me contacte par cellulaire : une urgence pour un joueur dans le vestiaire : migraine atroce, refus de se changer et le joueur pleure. Il refuse de parler et demande du temps pour décompresser. L’équipe doit quitter après 45 minutes. Or, il reste seulement 25 minutes.
Je sors de ma voiture et retourne dans l’aréna en courant. Si le joueur vit une détresse, je dois me préparer mentalement à l’écouter, analyser et l’influencer suffisamment pour qu’il accepte mon approche. Il veut me parler, mais je dois attendre que les autres joueurs sortent avant d’entrer. Ce qui m’enlève encore du temps!
L’entraîneur, désemparé, m’explique : très bon joueur, mais au neutre depuis deux semaines. Fermé. Triste. Autrement dit, un refoulement en train d’exploser.
Les joueurs sont précipités hors du vestiaire, leur poche à moitié fermée et cheveux encore mouillés. 15 minutes. J’ai déjà trois plans pour ce joueur. Ou je me sers de la situation, ou je panique. J’ai donc choisi la première option. Si je n’arrive pas calmement devant le joueur, comment puis-je lui demander de se calmer?
Lorsque j’entre, un spectacle désolant : le joueur pleure, n’est pas changé et frappe sa tête sur son manteau accroché contre le mur. Comme il tente de se frapper la tête à nouveau, je place ma main entre sa tête et le mur pour qu’elle absorbe le choc. Mais je ne parle pas. Sans parler, il comprend ce que je veux et il arrête.
Faire baisser sa garde est difficile : il pourrait me tuer avec son regard. Je m’agenouille pour être à sa hauteur (je m’entraîne pour rester dans cette position le plus longtemps possible!). Dans ces moments, plus rien ne compte pour moi : seul le joueur existe. Je n’hésite pas et je lui laisse le contrôle : je lui offre deux choix et nous pouvons travailler plus pour lui. Pas AVEC lui, mais POUR lui.
Déjà, il voit mon intervention non pas comme une intrusion, mais comme une nouvelle approche : pas de force, de sermon, de jugement, son entraîneur ne saura rien de ce qu’il me confie, il soupire avec soulagement. Son regard change car il doit faire un choix. Il décide de parler : ce qui lui arrive est très personnel, pas tragique pour moi à 40 ans, mais intolérable pour un adolescent de 16 ans au niveau émotionnel.
Il vide son sac en moins de 5 minutes, parle tellement vite que j’ai peine à le suivre, finit en hurlant et se tient la tête à deux mains. Comme le temps file, je lui enseigne rapidement une technique visuelle pour réduire son mal de tête par des questions-réponses ultra-rapides, en détachant ses patins. Je lui explique son profil, comment il pense mal. Il applique. J’appelle l’entraîneur et je quitte pour qu’il puisse l’aider à se changer, de l’équipement au complet veston. La pression a baissé si vite, l’adrénaline continue de faire effet, autant chez-moi que chez mon joueur.
Avec les parents en vue, nous nous assoyons seuls, moi et mon joueur, dans des estrades vides et éloignées. Tout en dégustant un chocolat chaud, il m’explique que son mal de tête a beaucoup diminué : juste le fait de se confier à une personne extérieure à l’équipe a fait toute la différence selon lui. Il ne pouvait plus tolérer l’idée de penser à son problème et affronter ses entraîneurs sur sa mauvaise performance.
La réalité était la même, mais je lui avais montré, dans l’intensité du moment, à penser autrement. Au niveau mental, même quand on se croit pris au piège, on a toujours des choix : dans le pire de sa crise, le joueur a appris, en quelques minutes, à voir son problème autrement tout en calmant les contraintes physiques de son stress.
Bien qu’il ait quitté en me serrant la main mollement, encore ébranlé, je commençais trois sessions privées avec lui quatre jours plus tard. L’entraîneur n’a rien su du contenu des confidences : il a seulement été avisé que le problème se règlerait, qu’il pouvait faire confiance à son joueur. Sa prochaine partie fut très prolifique, un but et deux passes… malgré une défaite de 8-4! Il a pris conscience de son état mental et quoi faire pour le changer, peu importe la victoire ou la défaite. Pas facile à faire, mais faisable si on veut! Ce fut un joueur transformé.
Encore aujourd’hui, ce joueur me téléphone occasionnellement et m’assure qu’il utilise toujours mes techniques. Et quand je le rencontre dans un aréna, un sourire illumine son visage. il me serre dorénavant la main non pas avec mollesse, mais avec assurance, confiance et force. Il n’a plus le regard qui tue : ce sont des yeux remplis de respect qui croisent les miens.
C’est là que je vois le privilège de mes interventions et de mon métier, exigeant mais passionnant : lorsque je vois mes joueurs démontrer, sur et hors-glace, dans le meilleur comme le pire des moments, le meilleur d’eux-mêmes.

DES MIDGET ESPOIR PAS COMME LES AUTRESCe qui est passionnant dans mon métier, c’est de découvrir à quel point les joueurs de hockey peuvent m’en faire voir de toutes les couleurs, positivement et négativement, alors que la saison commence à peine à battre son plein. Cette saison, je suis servie à souhait dans ce domaine.
Je dois admettre que le calibre midget espoir (15 ans) est l’un des niveaux les plus stimulants mais aussi l’un des plus exigeants qui soient. Non pas que les autres calibres soient pires, loin de là : j’éprouve le même sentiment de bien travailler avec des pee-wee, bantam, midget AAA ou junior-majeur.
Mais le midget espoir retient toujours l’attention pour plusieurs raisons : c’est un sport-études bref mais intense, un style de jeu des plus palpitants, le match de rêve des amateurs de hockey contact, et, au risque de déplaire à certains entraîneurs, des joueurs qui, malgré tout, ont généralement la soif d’apprendre.
Cette année, j’ai la chance d’en côtoyer quelques-uns, dont une équipe entière. Non seulement ces joueurs doivent-ils assimiler une discipline académique et sportive, mais une grande constatation me saisit dès le départ : les 15 ans que j’ai devant moi en 2008 ne sont pas du tout comme ceux de l’an passé : d’une race pure, passionnée et mature, me voilà plongée en 2008 dans un univers un peu plus jeune, avec des joueurs très talentueux, mais fanfarons, avec une énergie mal calibrée. Comme d’habitude, malgré ces petits défauts, ils sortent de la patinoire et se tiennent les uns aux autres.
En dix ans de travail intense auprès de plus de 800 athlètes, je ne me rappelle pas avoir autant travaillé avec et pour des joueurs. Le midget espoir qui m’est offert cette année cache des défis de taille : des profils énigmatiques, durs à cibler (sauf quelques rares exceptions), des gars introvertis, réservés, discrets, qui ne baissent pas leur garde et qui ne veulent surtout pas se confier à n’importe qui. Il y a un malaise interne, mais personne ne parle. L’équipe subit le coup et s’enlise doucement devant nous. Comme d’habitude, malgré la colère, ils sortent de la patinoire et se tiennent les uns aux autres.
Le personnel d’entraîneurs qui les encadre est hautement qualifié et compétent. Aucun doute là-dessus. Et pourtant, je remue ciel et terre dans mes discours de vestiaires, dans mes évaluations, dans l’aspect technique et psychologique de chacun des joueurs, afin de trouver ce qui manque à cette équipe, si près d’être récompensée dans leurs efforts. Comme d’habitude, malgré la défaite, ils sortent de la patinoire et se tiennent les uns aux autres.
Finalement, après une longue période d’inertie psychologique, je me suis demandé ce qui n’allait pas. Était-ce moi qui n’étais pas qualifiée pour ce type d’équipe? Les midget espoir sont-ils si complexes? Veulent-ils ma peau ou celle de leurs entraîneurs? La pression est-elle trop forte? Comme d’habitude, malgré l’injustice, ils sortent de la patinoire et se tiennent les uns aux autres.
J’ai eu ma réponse principalement de l’entraîneur-chef, qui a su m’éclairer en toute connaissance de cause : ils vont apprendre en temps et lieu, les jeux, les stratégies, les aptitudes mentales, tout cela va finir par marcher. C’est à force de le faire, de l’assimiler graduellement, que tout va finir par fonctionner. Comme d’habitude, malgré l’inquiétude, ils sortent de la patinoire et se tiennent les uns aux autres.
J’ai alors compris quelque chose de très important : mes joueurs midget espoir de cette année ne sont pas en train d’apprendre, ils sont en train d’apprendre à apprendre.
D’une part, nos joueurs nous poussent à chercher plus loin, à dépasser nos limites d’enseignement technique, physique et mental. Grâce à eux (et à cause d’eux!), nous passons par toute la gamme des émotions, nous sortons vidés de chaque pratique ou partie. Nous haïssons ce qu’ils font (et non qui ils sont) une seconde et nous sommes fiers d’eux l’instant d’après. Comme d’habitude, malgré tout, ils sortent de la patinoire et se tiennent les uns aux autres.
D’une autre part, les joueurs ont appris une chose : notre dévouement, notre attachement et notre engagement envers eux est sans limite, sincère et sans détour. Et comme d’habitude, malgré l’émotion vive, ils sortent de la patinoire et se tiennent les uns aux autres.
Non, mes midget espoir de cette année ne sont pas comme les autres. Pas mieux, pas pires, juste pas comme les autres. Finalement, toute l’organisation va apprendre grandement cette année sur un point : quelquefois, il peut être difficile d’apprendre aux joueurs. On peut seulement les aider à découvrir qu’ils possèdent déjà en eux tout ce qui doit être appris et développé.




Dans le monde très masculin qu’est le hockey, Josée Lemieux n’hésite pas à faire sa place afin de partager sa passion pour la psychologie sportive. On l’aperçoit ici en compagnie de quelques joueurs de l’équipe midget espoir de Drummondville. (Photo : Ghyslain Bergeron)
Un vestiaire de hockey, que ce soit celui d’une équipe de calibre professionnel, junior ou mineur, renferme bien des secrets. Dans ce monde souvent réservé aux hommes, Josée Lemieux n’hésite pas à faire sa place afin de partager sa passion pour la psychologie sportive.
«Quand je rentre dans un vestiaire pour la première fois et qu’il y a 18 gars devant moi, ils se demandent ce que je vais pouvoir leur apprendre. Je dois rapidement établir ma crédibilité, mais habituellement, ce n’est pas long. Je dirais même que très souvent, le fait d’être une femme devient un énorme avantage. La curiosité l’emporte et une familiarité particulière finit par s’installer. Je leur dis que je ne suis pas là pour leur parler de la technique – je laisse ça à l’entraîneur -, mais je leur demande de ne pas me sous-estimer en ce qui a trait à l’aspect mental. À la fin, ils ne regrettent pas de m’avoir fait confiance», raconte-t-elle avec entrain.
À la tête de Formation Intelli-Sport, une entreprise se spécialisant dans l’enseignement de la psychologie sportive, Josée Lemieux se fait donc l’intermédiaire entre les joueurs, les parents et les entraîneurs.
«À titre de consultante en intelligence sportive, j’offre une porte ouverte qui permet aux joueurs de se confier, de s’expliquer, de se justifier et d’être honnête, ce qu’ils ne font pas toujours avec leurs entraîneurs. Ces derniers n’ont pas le temps pour faire ça et de toute façon, ce n’est pas leur rôle», témoigne-t-elle.
Originaire de Trois-Rivières, Josée Lemieux s’est installée dans la région de Drummondville il y a une douzaine d’années après avoir complété un baccalauréat en génagogie (dynamique de groupe). Sa passion pour la psychologie sportive, c’est en rencontrant des joueurs professionnels dans le cadre de son emploi de journaliste pour le site Web du Réseau des sports qu’elle l’a développée.
«Ma spécialité, c’était de dresser des profils de joueurs professionnels. Aujourd’hui, je m’inspire souvent de leurs techniques mentales, en m’assurant toujours qu’elles ont été approuvées par des sommités en la matière», explique-t-elle.
Au fil des ans, plusieurs centaines de joueurs de divers calibre (du hockey mineur jusqu’au junior majeur) ont fait appel aux services de Josée Lemieux. Depuis deux ans, elle travaille en étroite collaboration avec l’entraîneur et les joueurs de l’équipe midget espoir de Drummondville.
«Mon but, c’est de permettre aux joueurs de s’accomplir tant au niveau sportif, qu’aux niveaux académique et social. Pour ce faire, mes plans d’animation sont à la fois théoriques et pratiques. Dans chaque intervention, j’essaie de faire vivre la psychologie sportive aux athlètes. Bref, il ne suffit pas de leur enseigner les techniques, il faut les convaincre de les utiliser», explique la femme de 40 ans.
À titre d’exemple, Formation Intelli-Sport offre un module d’intervention sur le contrôle des émotions, un aspect souvent problématique pour certains joueurs, surtout à l’approche des séries éliminatoires.
«Dans le sport, tu ne peux pas faire quoi que ce soit si tu n’es pas détendu, d’où l’importance des techniques de relaxation, affirme Josée Lemieux. Dans ce module, je demande donc aux joueurs de se coucher par terre et de demeurer concentrés grâce aux techniques de relaxation, peu importe ce qui se passe dans la pièce. On peut alors faire du bruit, les arroser ou n’importe quoi, toujours dans le but de leur faire travailler leur technique. Le but, c’est que ça devienne un réflexe et que ça fasse partie de leur personnalité une fois qu’ils sont rendus sur la patinoire.»
Quant aux problèmes du Canadien de Montréal, qui traversait un long creux de vague au moment où La Parole d’Affaires a rencontré Josée Lemieux, cette dernière estime qu’ils permettront aux joueurs d’en sortir grandis.
«Ça prouve simplement que l’intelligence sportive, ça se développe continuellement, même chez les pros. Que tu sois un athlète professionnel ou un joueur de calibre midget espoir, tu dois d’abord commencer par apprendre à apprendre. C’est la base du développement de tout joueur», conclut Josée Lemieux.


Article de mai

Article de juin
A PROPOS
Formation Intelli-Sport se spécialise en coaching de l’intelligence sportive auprès des joueurs et joueuses de hockey élite et récréatif. Permettant d’augmenter la performance et favorisant l’accomplissement athlétique et personnel, Intelli-Sport est le complément indispensable au développement physique (entraînement) et techniques (habiletés) de tout athlète.
Pour évaluer et développer l’aptitude mentale des athlètes, Intelli-Sport conçoit et met en place des ateliers de travail multimédia dynamiques et des activités pratiques pour chaque axe mentale étudiée. Cela permet aux athlètes de vivre et, en conséquence, de bien assimiler la théorie apprise. Le travail est personnalisé et adapté aux objectifs à atteindre. Il s’effectue en collaboration avec le personnel d’entraîneurs, les parents, les coordonnateurs sportifs, les agents et autres intervenants.
FORMATION INTELLI-SPORT a été fondé par Josée Lemieux, consultante en intelligence sportive. Elle cumule plus de 25 ans d’expérience en formation, animation, enseignement, communications et journalisme sportif de haut niveau. Elle prépare actuellement un projet de livre sur son vécu en tant que femme dans le monde du hockey (2009). Elle a rencontré et interviewé des athlètes et entraîneurs internationaux, ainsi que des joueurs et entraîneurs de la LNH. Ce sont ces profils et les techniques mentales dont elle a été témoin chez les pros et les légendes qu’elle met de l’avant auprès de ses clients.
En collaborant avec Intelli-Sport, les athlètes apprennent à obtenir un rendement psychologique optimal. Formés mentalement, les athlètes deviennent plus concentrés, positifs et productifs. Grâce à une approche pratique et dynamique, ils développent une éthique de travail, une attitude gagnante, des émotions saines et une concentration de haut niveau.
Intelli-Sport se déplace partout au Québec et au Canada et offre des services en français et an anglais, afin de développer l’aptitude mentale des athlètes, tant au niveau sportif, académique, que social.
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